• Un bourgeon d'espoir

    Un bourgeon d'espoirNouvelle fanfic' issue des nuits HPF.

     

     

    Cette fois-ci, je vous présente un texte écrit entre 1h et 2h (du matin), sur le thème Espérer, lors de la nuit HPF de janvier 2016. Il n'est pas très joyeux mais il est rapide à lire. Il concerne la famille Londubat. Bonne lecture !

     

    Un bourgeon d’espoir

     

                Le bébé dormait tranquillement dans ses bras. Assise devant la fenêtre, Alice ne voyait pas le paysage se couvrir des premières feuilles automnales. Un léger vent soufflait sur les derniers frémissements de l’été. Bientôt la pluie commencerait à tomber, d’abord en averses puis en tempêtes. L’hiver suivrait avec sa neige glaciale, qui finirait par fondre sous les assauts d’un printemps s’éveillant. L’été reviendrait, avant qu’il ne cède de nouveau sa place à l’automne et ainsi de suite, le cycle continuerait à l’infini.

                Pourtant, Alice ne voyait rien de tout cela. Ses yeux regardaient dans le vague. La seule chose dont elle avait conscience, c’était le poids de ce petit être délicat qu’elle avait mis au monde quelques semaines plus tôt, et de cet avenir incertain qui s’annonçait. Son enfant verrait-il un nouvel été ? Survivrait-il seulement à son premier automne ?

                Le petit Neville était en parfaite santé. Ces questions n’auraient jamais dû tourner en boucle dans la tête de sa mère. Son père n’aurait jamais dû se lever plusieurs fois par nuit, réveillé en sursaut par la peur d’un drame, alors même que l’enfant dormait paisiblement. Malgré tout, malgré ce merveilleux être que la vie leur avait donné, Alice et Frank vivaient dans la peur constante de voir leur famille détruite par la folie d’un seul homme. Par la faute d’une stupide prophétie.

                L’automne passa, Neville vécu. Il continua à vivre, à grandir et à s’éveiller. Progressivement, Alice et Frank reprenaient espoir. Le temps passant, le drame n’arrivant pas, il leur était permis de croire que la menace finirait par n’être qu’un mauvais souvenir. Aussi horrible que soit cette idée, Alice en était même venue à espérer que le mage noir qui menaçait la vie de son fils, soit beaucoup plus intéressé par celui d’une autre. Celui d’une amie. Celui d’une femme formidable. Mais si Lily était son amie, Neville était son fils.

                Le premier anniversaire passa, et l’espoir continua de fleurir un peu plus. Les feuilles jaunirent et chutèrent, la pluie se mit à tomber. Le premier jour de novembre, la nouvelle tomba. Elle était dure, violente, terrible. Alice pleura longtemps. Elle se sentait coupable d’avoir souhaité la survie de son fils à celle de son amie. Frank tenta de la consoler, lui rappelant que le garçon avait survécu. Il s’appelait Harry et deviendrait un jour un ami de Neville. Alice n’en pleura que davantage.

                Pendant que Frank rassurait son fils perturbé par les pleurs de sa mère, Alice repensa à la trahison de Sirius. Ce ne pouvait pas être possible. C’était un crétin arrogant, pas un traître. Pourtant, s’il était le gardien du secret… Alice était perdue, déboussolée. Au milieu de ce chaos d’émotions, de cet horrible drame, l’espoir qui avait germé dans son cœur éclata brusquement. Il faudrait du temps, mais si le Seigneur des Ténèbres n’était plus, alors l’avenir s’annonçait radieux.

                Quelques jours plus tard, alors que le secret avait été levé sur leur maison, Alice et Frank eurent la surprise d’une visite tardive. Voilà deux jours qu’amis, parents et mêmes simples connaissances, ne cessaient de venir leur rendre visite, après plus d’un an d’isolement. C’était fatiguant mais tellement merveilleux. C’est pour cela qu’ils ne se méfièrent pas en ouvrant la porte. Pas plus lorsqu’ils découvrirent Barty Croupton Jr. C’était un jeune homme intelligent, qui avait fait partie du club de Slughorn en même temps que Lily. Encore un qu’ils connaissaient peu venu leur témoigné sa sympathie.

                Lorsque Bellatrix Lestrange, son mari Rodolphus et son beau-frère Rabastan apparurent derrière les boucles blondes de Barty, il était trop tard. Ce dernier les menaçaient déjà de sa baguette. Ce fut la soirée la plus longue de la vie d’Alice et de Frank Londubat. Ils ne furent plus jamais pareils après ça. Neville, éveillé dans son lit lorsque sa grand-mère vint le récupérer des heures plus tard, n’avait pas pleuré. Alice aurait sans doute dit qu’il avait compris que sa vie était en jeu. Car il ne fait pas de doute que s’il s’était fait entendre, l’un des quatre bourreaux de ses parents serait venu mettre un terme définitif à ses larmes.

                Mais Alice n’eut jamais plus assez d’esprit cohérent pour exprimer une telle pensée. Pas plus que Frank. C’était au tour de Neville désormais d’espérer. C’était à lui qu’incombait l’espoir d’avoir une vie heureuse avec ses parents.

     


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