• Monstres à Toute Vapeur - Anthologie

    Monstres à Toute Vapeur - AnthologieUne anthologie intéressante, pour laquelle il ne faut pas s'arrêter à la 4e de couverture vraiment pas terrible.

     

     

     

    Année de publication : 2014

     

    Quatrième de couverture :

    « 8 histoires de créatures du folklore français teintées de steampunk pour les amoureux des étranges machines à vapeur ;

    Steampunk ?

    Parfois traduit ‘futur à vapeur’ ou ‘retrofutur’, ce terme qualifie un genre littéraire né à la fin du XXe siècle, dont l’action se déroule dans l’univers industriel du XIXe. Le terme fait référence à l’utilisation de machines à vapeur dans une esthétique traditionnellement victorienne. »

     

    Mon avis :

    Bien, je vais tout de suite faire un point 4e de couverture. Sérieusement ? Une définition ? J’en ai lu des 4e de couverture pas terrible, mais celle-là les surpasse toutes. Les gens qui s’intéressent au livre veulent savoir si les nouvelles vont les intéresser. Si vraiment l’éditeur veut donner une définition du steampunk, c’est à cela que servent les pages dans un livre : écrire des trucs... Bref, une 4e de couverture totalement inintéressante et qui tout de suite me pousse à me demander si l’intérieur est aussi bien (notez l’ironie dans cette phrase).

    Bon, maintenant que j’ai généreusement craché sur la 4e de couverture, je vais m’attaquer au contenu… qui commence déjà mieux que Les contes de l’ombre, du même éditeur, et dont j’avais regretté l’absence d’un véritable sommaire.

     

    - Un chasseur sachant chasser, de Doris Facciolo

    Première lecture qui m’a laissé perplexe. Je retrouve bien les éléments du steampunk, mais transposés dans un futur (2050) qui n’éveille en rien mon intérêt. Ce texte, dont je trouve l’écriture assez maladroite (ça se dit ça ?), notamment à cause de problèmes de concordances de temps, ressemble plus à un premier jet qu’à un récit terminé. J’ai eu beaucoup de mal avec « l’Autre peuple » qui n’est que très vaguement approché, et encore plus avec cette histoire de bête du Gévaudan qui revient trois siècles après ses premiers méfaits. Sérieusement, s’il y avait un type qui se mettait à égorger des prostitués et leur prélever des organes en 2015, est-ce que le premier réflexe serait d’aller dans les archives de Londres pour chercher des infos sur Jack l’Eventreur pour trouver l’assassin ??? Bref, je trouve que cette nouvelle manque de cohérence et d’un univers solide.

     

    - Héloïse, a son avantage, de Béatrice Ruffié Lacas

    J’ai bien aimé cette nouvelle, mais je n’ai pas trouvé qu’elle relevait du steampunk. Néanmoins, l’histoire est agréable à lire et le « monstre » plutôt intéressant, justifié en outre par la note de l’auteure en fin de nouvelle (et contrairement au premier texte, il y a un réel intérêt à la lire).

     

    - La Dame aux Hiboux, de Xian Moriarty

    Enfin du steampunk ! J’ai bien aimé cette histoire, même si je déplore le manque de subtilité concernant le mystère sur ce qui se passe le samedi (c’est dur d’expliquer sans rien dévoiler). Il y a tellement de références à ce fameux samedi, que cela m’a davantage lassé qu’éveillé mon intérêt. Pour ce qui est de la manière dont se termine la nouvelle, je suis partagée. Personnellement, j’aime bien mais je pense que c’est essentiellement parce que la référence ne m’est pas inconnue. Seulement, tout le monde ne l’a pas cette référence. Enfin, j’ai un problème avec le « cycle » de cette nouvelle qui commence par poser les bases d’une affaire… dont on ne sait toujours rien à la fin. Bref, une nouvelle vraiment sympa à lire mais avec une fin en demi-teinte.

     

    - La dernière chasse d’Alceste Petibon, de Philippe Winkler

    J’ai adoré cette nouvelle. La manière dont elle est racontée est juste géniale, les éléments du steampunk sont bien là et parfaitement maîtrisés, et la chasse et ses conséquences bien présentées. Bref, j’ai vraiment aimé cette nouvelle, que j’ai lu avec le sourire aux lèvres d’un bout à l’autre.

     

    - Là où nul ne va, d’Eric Colson

    Je suis mitigée par rapport à cette nouvelle. Elle est bien écrite et correspond bien au thème de l’anthologie, mais il lui manque un petit quelque chose. La fin est peut-être un peu trop rapide. En tout cas, il y a un truc qui ne me va pas.

     

    - Le grincement de la malbête, de Marie Angel

    Bien que j’ai compris certaines choses bien avant la fin, je trouve cette nouvelle vraiment intéressante et bien écrite. Le mélange fantastique (le « monstre ») et steampunk fonctionne très bien avec cette légende du meneur de loup. J’ai vraiment beaucoup aimé.

     

    - Légendes brisées, de Catherine Loiseau

    Toute petite nouvelle par rapport aux autres. J’aime beaucoup cette opposition entre mécanique et légendes. Cela fait très nostalgie du temps passé.

     

    - Trois Balles, au Commandement, d’Igor Kovaltchouk

    Il y a bien tous les éléments du thème de l’anthologie, mais je n’ai pas trouvé grand intérêt à ce texte. J’avoue quand même que je souhaitais connaître la fin, mais qui ne s’intéresserait pas au vainqueur d’un duel à mort ? Honnêtement, j’ai plus eu l’impression de lire un chapitre isolé qu’une nouvelle.

     

    J’avoue qu’après avoir lu la première nouvelle, j’ai eu très peur de la suite. J’ai été agréablement surprise par la qualité des textes suivant. Je ne sais pas ce qui a motivé l’ordre des textes, mais si je devais juger une anthologie au premier, bah j’aurai pas été plus loin. Mis à part cela, j’ai pris plaisir à lire les sept autres nouvelles, et j’ai trouvé très intéressants les encarts « note de l’auteur » expliquant leur inspiration concernant les « monstres » choisis. Pour finir, la 4e de couverture dessert vraiment les textes, qui méritent d’être lu.

     


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