• Mercy Thompson - Patricia BriggsMercy Thompson est une série de livres écrite par Patricia Briggs dans un univers de fantasy urbaine. On y retrouve donc des loups-garous et des vampires, mais aussi bien d'autres créatures fantastiques.

     

    Je mets ici la quatrième de couverture de L'Appel de la Lune, soit le tome 1 :

    "Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin? Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine."

    En effet, Mercy Thompson n'est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana [en fait, c'est dans l'Etat de Washington qu'elle habite], c'est une dure à cuire qui n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte.

    Mais ce n'est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d'une bande de loups-garous, le minibus qu'elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient de jeter des sorts sur son garage.

    Au coeur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d'enlèvement...

     

     

    Si on ne m'avait pas offert ce premier tome en me disant que c'était vraiment génial, je dois reconnaître que je ne m'y serais probablement jamais plongé. En relisant cette quatrième de couverture, je me dis que la personne qui l'a fait n'a pas dû lire le livre avant. En fait, si on enlève la couverture (l'image de la chaudasse tatouée compris), ce livre est absolument génial.

    Le premier tome reste un moyen d'entrer dans l'univers de Mercy Thompson, mais il est déjà bien complet. Concernant les créatures fantastiques, il ne fait qu'effleurer la surface mais pour le reste, il présente bien les personnages principaux.

    Mercy est effectivement une mécanicienne (donc trace de cambouis sur les mains et vêtements tâchés, soit assez loin de ce que la couverture offre comme visuel) et elle a un caractère bien trempé ! Son voisin est bien un loup-garou, mais c'est une meute qu'il dirige et pas simplement une bande locale. Le terme de meute à son importance car elle recouvre une organisation très précise qui se dévoile au fil des tomes. C'est d'ailleurs une des choses de bien dans les Mercy Thompson : on en découvre toujours un peu plus d'un tome à l'autre.

    Patricia Briggs ne nous donne pas à lire de la bit-lit romantique où une jeune femme serait tiraillée entre un vampire et un loup-garou. Non ! Elle nous offre une histoire complexe, avec un bestiaire fantastique bien travaillé, une héroïne qui n'a pas toujours besoin d'être secourue (oui, des fois ça arrive mais il faut reconnaître qu'elle affronte des trucs bien costauds) et des relations complexes entre des personnages ayant des personnalités bien définies (quoi que parfois pas très faciles à cerner).

    L'autrice a fait un énorme travail de recherches pour pouvoir intégrer ce qui semble être à peu près tous les mythes qui existent, au moins en Europe et aux Etats-Unis. Je n'en suis qu'au tome 10 (le 11 n'est pas encore sortie... et ça se lit très bien, alors il ne faut pas avoir peur du nombre !) donc peut-être vais-je continuer à découvrir de nouvelles créatures. Elle a créé tout un système de politique au sein des catégories de créatures et des catégories entre elles. C'est bien fait et n'en rend l'univers que plus intéressant.

     

    En résumé, si on va au-delà de la première et de la quatrième de couverture du tome 1, on découvre un univers fantastique riche et des personnages bien travaillés. C'est loin d'être une romance, même si les sentiments de Mercy envers certains personnages ont une part importante dans le récit. Chaque tome réussi à se renouveler et à développer un peu plus l'univers fantastique.

     

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  • Les Mémoires de Lady Trent est une série de 5 livres de Marie Brennan. Avant d'en dire plus, je voudrais d'abord monter les couvertures des livres qui sont géniales :

    Les Mémoires de Lady Trent par Marie BrennanLes Mémoires de Lady Trent par Marie BrennanLes Mémoires de Lady Trent par Marie BrennanLes Mémoires de Lady Trent par Marie BrennanLes Mémoires de Lady Trent par Marie Brennan

     

    Pour la petite histoire, j'aurais envie de dire que tout est dans le titre de la série ! Mais pour être plus précise, il s'agit de l'histoire d'Isabelle, Lady Trent, de sa jeunesse avide de connaissances à sa vie d'adulte remplie de dragons. Tout au long de son parcours, on découvre une femme déterminée à dépasser les conventions pour faire ce qu'elle veut de sa vie, c'est-à-dire étudier les dragons, et ce partout dans le monde.

    Pour le contexte, on peut rapprocher son pays et l'époque à l'Angleterre du XIXe siècle. La géographie inventée par l'autrice est clairement inspirée par notre monde actuel, ce qui fait qu'on s'y retrouve facilement (et puis il y a des cartes, ce qui aide bien !).

    Dans la mesure où il s'agit de mémoires, le récit est raconté par Lady Trent. Elle profite de son âge respectable pour raconter ses aventures sans tabous et régler quelques comptes au passage. C'est une femme qui a dû se battre contre les préjugés pour faire sa place dans un monde dominé par les hommes. Dès le départ, on sait qu'elle est célèbre pour une découverte en particulier... qu'on ne découvre bien entendu dans le dernier tome. Et pourtant, sa vie est ponctuée de découvertes importantes.

    Outre rétablir quelques vérités, lady Trent tient, par ces mémoires, à expliquer le fil rouge, ponctué par des évènements importants pour son histoire mais aussi des pays qu'elle a traversé (le sien compris), qui l'a mené à cette fameuse découverte. On se retrouve donc embarqué dans des aventures plus ou moins dangereuses (plus que moins, pour être tout à fait honnête), qui mêle histoire naturelle et politique sur un ton léger (la plupart du temps).

    J'ai beaucoup aimé le ton du livre ainsi que les descriptions. On découvre différentes espèces de dragons, qui sortent ces animaux du mythe pour en faire une catégorie animale à part entière, avec tout ce qu'elle a de déclinaisons. Marie Brennan nous offre là un magnifique travail de recherche dragonnesque ! Et pour couronner le tout, l'archéologie a une part importante dans cette histoire, même si elle ne révèle pas son importance tout de suite.

    Pour finir, les personnages principaux sont attachants. Je ne peux cependant pas trop en parler au risque de spoiler l'histoire. A part Isabelle, notre Lady Trent, je ne peux pas m'étaler sur des personnages qu'il vaut mieux découvrir au fur et à mesure de la lecture.

     

    Bref, je conseille vivement la lecture des Mémoires de Lady Trent !!!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Harper in Fall (in love) - Hannah Bennett

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  • Harper in Summer - Hannah Bennett

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  • Je vais parler ici d’un recueil de nouvelle et d’un roman qui sont réunit dans l’intégrale Récits du Vieux Royaume de Jean-Philippe Jaworski, parut en 2015.

    Année de publication originale de Janua Vera : 2007

    Année de publication originale de Gagner la guerre : 2009

     

    Quatrième de couverture :

    « Entrez dans le Vieux Royaume.

    De Montefellóne à Ciudalia en passant par Bourg-Preux, venez en découvrir les mystères.

    Et si vous croisez un certain Benvenuto : tremblez ! »

     

    Mon avis :

    Janua Vera

    Il s’agit d’un recueil de nouvelles contenant : Janua Vera (N)*, Montefellóne, Mauvaise donne, Le service des dames, Une offrande très précieuse, Le conte de Suzelle, Jour de guigne, Un amour dévorant, Comment Blandin fut perdu et Le confident.

    Je ne vais pas parler de toutes ces nouvelles, notamment parce que je ne m’en rappelle pas forcément suffisamment pour ce faire. Par contre, je ne peux pas évoquer ce recueil sans parler de la claque que j’ai reçu en lisant les premières lignes de Janua Vera (N). J’ai découvert la plume de Jaworski via cette nouvelle**, et c’est un véritable régal. C’est dense mais prenant, et maîtrisé à la perfection.

    L’autre nouvelle que je voudrais évoquer rapidement est Mauvaise donne. J’ai beaucoup aimé toutes les nouvelles, notamment grâce à la plume impeccable de leur auteur. Mais j’ai été moins convaincu par Mauvaise donne. J’ai trouvé ce texte trop long et je n’ai pas vraiment accroché à son personnage principal. Pourtant, au final cette nouvelle est des plus intéressantes puisqu’elle est une excellente introduction à Gagner la guerre.

     

    Gagner la guerre

    J’avais à peine fini Janua Vera que je comptais m’attaquer à Gagner la guerre. Mon enthousiasme a rapidement été refroidi en constatant que son personnage central n’était autre que Benvenuto Gesufal. S’agissant du même type dont j’avais le moins apprécié la nouvelle, et l’écriture de Jaworski, bien qu’impeccable, pouvant être assez lourde à lire (ce n’est en rien un mauvais point, sauf pour les gens qui aiment les langages plus simples), j’ai mis de côté ce roman pendant plusieurs mois. Mais j’ai fini par le lire !

    Et une fois qu’on est rentré dedans, difficile de le lâcher. L’histoire est prenante et nous entraîne dans des complots bien ficelés. Je ne suis pas forcément fan des histoires qui tournent uniquement autour des affaires politiques, mais entre l’écriture de Jaworski et le récit raconté par Benvenuto, j’ai finalement beaucoup appréciée celle de Gagner la guerre.

     

    Les personnages que je retiens :

    - Benvenuto Gesufal sera le seul individu que je vais évoquer : c’est un personnage humainement exécrable. C’est un tueur, vile et sans éducation. Il est violent (vous me direz, c’est un bon point pour un assassin) et il est aussi à l’aise pour cogner des hommes que violer des femmes. Bref, c’est un personnage répugnant. Et pourtant ! Jaworski réussit à nous passionner pour l’histoire de Benvenuto, d’autant plus lorsque celui-ci s’en prend plein la gueule (assez souvent :D). Ce type est fourbe et compte tenu des problèmes dans lesquels son patron l’embarque, sans aller jusqu’à le prendre en pitié, on peut au moins reconnaître qu’il sait comment se tirer d’affaire. J’aurais presque du respect pour lui si c’était pas un si gros c******.

     

    Il n’est pas nécessaire d’avoir lu Janua Vera avant Gagner la guerre, mais le premier est pour moi une belle manière de découvrir la plume de Jaworski, tandis que le deuxième vient confirmer son talent de conteur.

     

     

     

    * Pour différencier le titre du recueil de celui de la nouvelle, j’ai mis (N) pour cette deuxième.

    ** Pour être franche, en rédigeant cet article je me suis rendue compte que j’avais déjà lu Jaworski dans un autre recueil de nouvelles, mais je ne m’en souvenais pas, sans doute parce que je ne l’avais pas aimé. Je pense qu’en la relisant aujourd’hui, en la sortant de son contexte dans lequel j’ai trouvé qu’elle ne s’insérait pas (voir par ici), je l’apprécierait davantage.


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