• La Tête Brûlée

    La Tête BrûléePetite nouveauté sur le blog : de courtes fanfictions écrites par mes soins.

     

     

    Comme je passe prochainement un concours dont les révisions me prennent pas mal de temps, que je suis en retard sur mes publications et que je n'ai pas d'articles déjà près, j'ai décidé de partager sur mon blog quelques uns de mes textes.
    Il s'agit des mêmes fanfictions sur l'univers de Harry Potter que je publie sur fanfiction.net (je ne mettrai pas tous mes textes sur le blog), donc rien de très nouveau mais un bon moyen de remplir mon quota de 6 articles sans avoir a en écrire (pas le temps avant la fin du mois).
    Pour le moment je ne publie que les textes (assez cours) que j'ai écrit lors des nuits HPF, dont le principe est d'écrire pendant une heure sur un thème donné.

     

    **

    Ce premier texte a été écrit entre 21h et 22h, sur le thème de la Provocation. Il concerne Sirius Black l'année de son onzième anniversaire. Bonne lecture !

     

    La Tête Brulée

     

                Les dîners chez les Black peuvent paraître d’une longueur incroyable, surtout lorsqu’on s’appelle Sirius, qu’on est le jour de son onzième anniversaire et qu’un hibou a déposé une lettre pour soi juste au moment de passer à table. Bien entendu, chez Orion et Walburga Black, il est parfaitement inconcevable d’être en retard pour le souper.

                Heureusement, il n’y a pas que des discussions rébarbatives et des reproches sur la bonne manière de tenir sa fourchette, il y a également un petit frère. Un petit frère tout aussi brun que l’aîné et au regard tout aussi excité. C’est à peine si, une fois la dernière bouchée de gâteau à la citrouille avalée (c’est un jour d’anniversaire tout de même !), ce n’est pas Regulus qui s’est montré le plus empressé à aller récupérer l’enveloppe.

                Sirius, plus âgé et surtout plus grand, saisit le premier cette lettre tant attendue, sans prêter la moindre attention à l’elfe de maison qu’il bouscule, lui faisant renverser le plateau qu’il débarrassait et entraînant ainsi des récriminations de la trop stricte Mme Black. Sourd aux reproches, talent dans lequel il excelle, le jeune Sirius fait sauter le seau marqué d’un P en un tour de main, et retire enfin ce papier qui doit lui ouvrir les portes des plus belles années de sa vie.

     

                Quand on naît un 3 novembre et qu’on est un sorcier, il faut attendre la rentrée du septembre suivant pour intégrer la plus prestigieuse école de sorcellerie d’Europe – et sans doute du monde si l’on écoute les natifs de Grande-Bretagne (un peu de chauvinisme ne fait jamais de mal). Et quand en plus on naît dans la famille Black, il est fort probable qu’il faille attendre la veille de la rentrée scolaire pour aller faire ses achats, puisqu’Orion et Walburga, pourtant sans emplois déterminés, sont toujours surchargés d’affaires (mais lesquelles ? – eux nous répondraient qu’ils s’emploient à entretenir l’honneur de leur famille).

                Il faut donc se représenter un jeune garçon fort excité, accompagné de son petit frère tout aussi enthousiaste, parcourir les rues bondées et tortueuses du Chemin de Traverse, haut lieu magique de Londres, pour trouver livres de cours, uniformes et matériels d’école, aussi et surtout la baguette. Oui, la fameuse baguette magique sur laquelle Sirius a passé l’année à faire des hypothèses.

                La sienne, après trois essayages infructueux, qui ont conduit Mr Ollivander a marmonner quelque chose ressemblant à « plus d’Andromeda que de Black », Sirius ressort avec une baguette en ébène de trente-deux centimètres et un cœur de licorne. Il aurait préféré du dragon, plus combatif, mais la référence à sa cousine préférée lui fait plaisir aussi (même s’il ne comprend pas cette remarque).

                Voilà donc l’aîné d’Orion et Walburga Black prêt à faire son entrée à Poudlard. Il aurait préféré que cela soit accompagné d’un crapaud ou d’un chat, mais madame sa mère a refusé tout net. Finalement, le seul achat non obligatoire avec lequel il repart du Chemin de Traverse, est une chocogrenouille que les suppliques et arguments irréfutables (après tout, c’est bien un moment exceptionnel que ces premières courses pour Poudlard) de Regulus l’ont aidé à obtenir. Ce gamin peut vraiment être un allié de poids.

     

                C’est enfin le grand jour. Baguette en main, valise déjà dans le train, Sirius s’apprête à dire au-revoir à ses parents et son frère. Il sait qu’Orion et Walburga n’ont fait le déplacement que pour montrer qu’un nouveau Black va entrer à Poudlard, et ainsi perpétuer la tradition familiale, mais il s’en fiche. Il est surtout content de les quitter pour un an, bien que son cœur se serre un peu à l’idée de ne plus voir Regulus pendant plusieurs semaines. Mais qu’importe, il y a une volière à Poudlard.

                La fumée envahie le quai lorsque le train prend son élan pour filer droit sur l’école de sorcellerie. Sirius cherche et trouve enfin un compartiment de libre. Ou du moins, occupé par un seul élève, petit et visiblement timide. Le jeune garçon est tellement excité qu’il entame aussitôt la conversation avec ce Peter qui va aussi pour la première fois à Poudlard, avant d’être rejoint par quatre deuxième années qui passeront le reste du trajet à leur faire peur sur l’année à venir. Ou du moins à le tenter dans le cas de Sirius, qui à ce moment là n’a peur de rien.

     

                Le château est immense. Bien plus encore que ce qu’il avait imaginé. Il est si émerveillé qu’il en devient muet. Après avoir traversé le lac en barque, remonté les couloirs sombres et humides des cachots, la porte de la grande salle s’offre enfin à ses yeux. L’attente paraît interminable (une dizaine de minutes tout au plus) avant que celle-ci ne s’ouvre enfin et qu’il soit appelé à poser le Choixpeau sur sa tête.

                Pour la première fois de sa vie, Sirius est vraiment content d’être un Black : il est appelé dans les premiers. En avançant vers le tabouret sur lequel repose ce vieux chapeau parlant, il ne se fait pas d’illusion. Il sera envoyé à Serpentard, comme le reste de sa famille. Il s’en fiche un peu, tant qu’il est à Poudlard. Et puis être envoyé ailleurs lui attirerait les foudres de sa mère. Non qu’il soit contre, soit dit en passant, car enquiquiner Walburga Black est l’un de ses jeux préférés. Il n’a juste pas envie de souffrir ses reproches à chaque vacances, tout jeu ayant ses limites.

                Le Choixpeau se pose enfin sur ses cheveux bruns. Ou du moins il les effleurent avant d’aussitôt déclarer « Gryffondor ». Surprise. Inquiétude. Incrédulité. Ravissement. Oui, il est heureux. Avant même d’atteindre la table où tout une Maison acclame son arrivée parmi elle, Sirius sait qu’il sera bien mieux là qu’à Serpentard. Peu importe ce que ses parents diront. Il est un Gryffondor et fier de l’être. Après tout, Walburga ne lui reproche-t-elle pas sans cesse de la provoquer ? Un peu plus, un peu moins, quelle importance ?

                Quelques minutes plus tard, la répartition est terminée et le banquet commence. Mais surtout les prémices d’une amitié qui durera plus que le temps d’une scolarité débutera le soir même, dans les dortoirs de Gryffondor, entre quatre élèves incapables de dormir et déjà prêt à faire plus de bêtises que le règlement n’en tolère.

    Pin It

    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :