• La planète des singes (1968)

    La planète des singes (1968)Un vieux film qui se regarde bien mais qui pâtit de certaines incohérences et du manque d'intérêt de ses personnages.

     

     

    Titre original : Planet of the Apes

    De Franklin J. Schaffner

    Avec Charlton Heston, Kim Hunter, Roddy McDowall...

     

    Synopsis :

    Après s’être égaré dans l’espace-temps, le vaisseau au bord duquel se trouvait Georges Taylor s’écrase sur une planète où l’homme est sauvage et le singe civilisé…

     

    Mon avis :

    J’avais le DVD sur mes étagères et je me suis dit que j’allais le regarder, histoire de dire que je l’avais vu. Je l’ai trouvé assez lent, mais bizarrement cela ne m’a pas embêté. Les évènements s’enchaînent bien et il y a suffisamment d’action pour donner un rythme au film, sans pour autant le submerger.

    La planète des singes est un endroit particulier où la place des hommes et celle des singes a été échangée. Les premiers sont devenus des êtres sauvages, tandis que les seconds sont « civilisés ». Jusque là, rien à redire. Les singes parlent, et pas les hommes. Là encore, cela ne me dérange pas que les hommes n’aient pas le même langage que les singes. Mais pour le coup, dans ce film, les hommes ne parlent plus du tout !

    Je voudrais donc que quelqu’un m’explique comment l’homme a pu rétrograder au point de ne plus parler ? Et mieux, de ne plus émettre un son ?! Parce que dans ce film, pas un seul humain ne produit un son (mis à part les hommes venus de l’espace). What the fuck ? Et après, on fait cracher du feu à Godzilla* ? Même les singes communiquent en émettant des sons (je parles de nos singes, pas ceux du film). Et puis le Dr Zira le dit elle-même : les hommes ont le nécessaire pour parler, et elle ne comprend pas qu’ils ne le fassent pas.

    Pour moi, c’est la plus grosse absurdité de ce film. Je ne comprends pas du coup ces hommes aphones. J’ai cru à un moment qu’ils faisaient exprès, quand l’un d’eux semble vouloir empêcher Taylor de communiquer avec les singes. Mais après je me suis rendu compte que non, aucun homme ou femme ne parle.

    Il n’y a que trois personnages féminins dans ce film. La première est morte avant même le crash de la navette (on la voit endormie puis morte), la seconde est une femme qui ne dit pas un mot mais qui suit Taylor comme un bon petit chien, et la dernière est un singe. Oui, l’humanité se prend un sacré coup sur la tronche avec ce film !

    Au final, il y a peu de personnages qui comptent vraiment dans l’histoire. Il y a bien sûr l’astronaute Taylor et le Dr Zira, mais aussi le compagnon de cette dernière. Les autres ne sont que secondaires, et quand ils ne servent pas à rien, c’est juste pour embêter Taylor et le Docteur dans leurs recherches. Bref, tout tourne essentiellement autour d’un tout petit comité, mais cela fonctionne.

     

    Les personnages que je retiens :

    - Taylor : le personnage en lui-même n’a pas grand intérêt.

    - Dr Zira : c’est une scientifique déterminée à percer le mystère de l’être humain, et lorsqu’elle en rencontre un qui parle, elle est prête à tout pour l’étudier. Elle est courageuse et intelligente. C’est de très loin  le personnage le plus intéressant de ce film. Elle s’intéresse à Taylor essentiellement comme sujet d’études.

    - Le compagnon du Dr Zira : c’est un archéologue dont le principal intérêt est qu’il a trouvé des traces de l’ancienne civilisation humaine.

    - La fille dans la cage : je la retiens parce qu’elle ne sert véritablement à rien mais qu’elle est tout le temps là !

     

    Globalement, le film n’est pas mauvais. Il est cependant loin d’être passionnant. Le côté très propre et les cheveux coiffés dans le style pas coiffés donnent un petit côté comique aux hommes. Quoi qu’il en soit des mauvais points de ce film, il reste sympa à regarder. J’ajouterais quand même que la scène finale mériterait d’être amenée avec plus de finesses (et notamment de ne pas la mettre sur des affiches même si tout le monde sait de quoi il retourne sur cette fameuse planète des singes).

     

    * Cette expression vient de ma critique sur le film éponyme (celui de 2014) qui est une simple succession d'absurdités.


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