• Frankenstein, ou le Prométhée Moderne - Mary Shelley

    Frankenstein, ou le Prométhée Moderne - Mary ShelleyUne histoire vraiment intéressante, mais pas facile à lire. Décidément, l'écriture du XIXe siècle (du début ou de la fin), ça ne me convient franchement pas.

     

     

    Titre original : Frankenstein ; or The Modern Prometheus

    Année de publication : 1818

     

    Quatrième de couverture :

    « Victor Frankenstein, scientifique genevois, est recueilli sur la banquise par un équipage faisant route vers le Pôle Nord. Très tourmenté, il livre son histoire au capitaine du bateau : quelque temps auparavant, il est parvenu à donner la vie à une créature surhumaine. Mais celle-ci sème bientôt la terreur autour d'elle... »

     

    Mon avis :

    J’ai mis du temps à le lire parce que l’écriture du XIXe siècle c’est pas franchement mon truc, mais j’avais vraiment envie de lire l’histoire de Frankenstein – qui est le savant et non le monstre (lui, il a pas de nom).

    J’ai un gros problème avec la grosse dose d’adjectifs et de superlatifs qui portent aux nus les proches de Frankenstein, et ceux qu’approche sa créature. Cette dernière, bah c’est tout l’inverse : un ignoble monstre hideux et inhumain. C’est Frankenstein qui raconte ce qui lui est arrivée, donc que sa fiancée soit la plus douce et la plus belle des femmes, je peux comprendre. Mais même la créature emploie les mêmes termes. Bref, je ne suis pas très fan du tout le monde il est parfait sauf le monstre, parce que pour que le monstre soit un vrai monstre, il faut que tous les gens qu’il croise soient des êtres beaux et bienveillants. Mouais.

    Au-delà du vocabulaire un peu lourd et de cette franche séparation entre la race humaine et le monstre, l’histoire de Frankenstein est intéressante. C’est celle d’un jeune scientifique qui rêve de créer un homme adulte, sans qu’il n’ait à naître et à grandir. Il n’hésite pas, pour ce faire, à aller piller des tombes toutes fraîches pour constituer le corps de sa créature. Mais voilà, quand sa création prend vie, il se rend compte d’à quelle point elle est laide et… part en courant. Sérieusement, il se tire. Il va faire un tour, puis rentre se coucher.

    La créature ? Frankenstein en fait des cauchemars et une dépression, mais quelques mois plus tard et une bonne remise en forme, ce n’est plus qu’un mauvais souvenir. Alors quand il croise de nouveau le chemin de sa création, après qu’elle ait commis un meurtre, il ne la voit pas autrement que comme une immondice dont il est responsable, mais pas trop quand même.

    Honnêtement, je trouve que Frankenstein est un véritable c***** qui ne se rend même pas compte qu’il est le seul responsable de son propre malheur. Oui il a créé un monstre, mais pour moi je pense que s’il n’avait pas fuit sa création, les choses auraient été tout autre. A refuser de voir du bon dans le monstre, il a provoqué son propre malheur. Quant à la créature, je trouve son histoire touchante et j’aurais presque envie d’excuser ses crimes, s’il ne les avait pas commis sur des gens innocents. Une chose est sûre, sa vie aurait été bien différente si les Hommes, si parfaits quand on écoute Frankenstein, n’étaient pas à ce point enclin à juger uniquement sur le physique.

     

    Les personnages que je retiens :

    - Frankenstein : voilà un homme que je n’aime pas. C’est un petit crétin qui s’est imaginé pouvoir jouer à Dieu, sauf qu’à la première occasion il s’est défilé. Et au moment où on lui offre la chance de régler son problème, il s’imagine avoir une conscience et fait le mauvais choix. Ce type réfléchit extrêmement mal.

    - La créature : j’ai pitié d’elle. A peine réveillée, déjà rejetée. Elle n’était pas mauvaise, ce sont les circonstances qui l’ont amené à devenir le monstre qu’on imagine en le voyant. Je trouve juste qu’il a un vocabulaire un peu trop développé pour un type qui a appris à parler à travers des planches.

    - Le capitaine du bateau : ce type a autant de moral que Frankenstein. Sérieusement, il boit les paroles de l’autre abruti et ne donne même pas sa chance à la créature.

    - Félix : ah, s’il n’avait pas été trop vite en déduction…

     

    Voilà une histoire fort intéressante, qui montre bien que l’être humain a tendance à juger d’abord sur l’apparence. Il manque également sérieusement d’empathie et de capacité de réflexion dans ce livre. J’y vois aussi un discours incitant les inventeurs à réfléchir à leurs créations avant qu’elles ne prennent réellement formes, car à vouloir surpasser ce qui a été fait, on peut créer des choses monstrueuses, même si là n’était pas le but au départ. Bref, un récit génial mais dont la lecture ne m’a pas été facile.

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